Les 17 Decembre 2005 a eu lieu la première assemblée générale de Jardin en herbes au CPIE Clermont-Dôme de Theix dans le Puy de Dôme
A l'occasion de sa première assemblée générale Jardin en herbes a organisé une journée ouverte au public pour faire découvrir son projet de création de Jardin botanique dédié à la flore d'Auvergne...
M. DUCERF Gérard, botaniste et auteur d'ouvrages a donné une conférence sur les plantes bio-indicatrices. A cette occasion il a dédicacé son dernier ouvrage 'L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices, médicinales et alimentaires'A 10 h 00, Accueil du public Jean Marc FOURVEL, Président de Jardin en herbes et son équipe vous accueillent
Deux animations préparées par Jardin en herbes
- Les légumes
- Les herbiers, outils de mémoire, les phases de réalisation, le matériel
A 14 h 00, Accueil des membres pour l'Assemblée Générale
A 14 h 30, Début de l'assemblée générale Le rapport moral et le rapport financier
A 16 h 00, Discussion autour de la création du Jardin botanique dédié a flore d'Auvergne
A 17 h 00, Conférence de M. Gérard DUCERF Les plantes bio-indicatrices
A 18 h 30, Temps Forum
A 20h : Repas Auberge Espagnole
Pour ceux qui ne
connaissent pas le principe ; chacun cuisine des petits plats et
les met sur une table commune. Chacun peut ainsi goûter plein de
bonnes choses ! ...
Les plantes depuis les conifères produisent des graines en "dormance". La graine à maturité est incapable de germer, la germination est bloquée. Il faudra des conditions particulières pour que cette dormance se lève et que la graine germe : c'est la "levée de dormance".
Si l'on arrive à déterminer les conditions de levée de dormance de telle ou telle espèce nous obtenons ses caractères bio-indicateurs.
Depuis de nombreuses années la phytosociologie codifie les différentes associations végétales et leur condition d'installation. Grâce à ce travail nous avons un certain nombre d'indication des conditions de vie et des conditions de levée de dormance des espèces qui composent telle ou telle association.
Pour déterminer les conditions de levée de dormance d'une espèce il faut retrouver l'association phytosociologique dans laquelle elle pousse dans son biotope primaire. Il faut également déterminer les conditions pédologiques, édaphiques et climatiques du développement de cette association et nous obtenons les caractères bio-indicateurs des espèces qui la compose.
En inversant le raisonnement, la présence d'une espèce nous indique les conditions pédologiques, édaphiques et climatiques du lieu ou elle pousse.
Si les plantes nous renseignent sur la nature du biotope, elles peuvent également nous renseigner sur son état de conservation et sa dynamique. Elles peuvent nous indiquer tous les états de changement en cours, particulièrement les états de dégradation des milieux.
Elles peuvent nous indiquer l'installation des pollutions ou des dégradations graves en cours d'installation ou déjà installées. Elles peuvent également nous aider à faire de la prévention telle Equisetum telmateia et Tussilago farfara qui nous indiquent les zones de terrains instables et les zones pouvant être sujettes à des glissement de terrain.
En agriculture certaines espèces nous indiquent les dégradations graves pouvant devenir irréversibles et provoquer la stérilité des sols : Cynodon dactylon, Ambrosia artemisaefolia, espèces des steppes pré-désertiques ou des déserts.
D'autres espèces comme les Rumex obtusifolius et Rumex pseudoalpinus nous indiquent les sols totalement engorgés en matière organique animales, avec pollution des nappes phréatiques et présence de bactéries pathogènes dans les productions de légumes, viandes ou fromages.
D'autres espèces vont nous permettre de repérer certaines pollutions :
Beta maritima et Salsola kali poussent dans les sols en cours de salinisation, or depuis des millénaires, la salinisation des sols est le principal facteur de désertification en agriculture.
Euphorbia lathyris, Euphorbia esula, Datura stramonium, Xanthium spinosissimum, Xanthium macrocarpum, Xanthium strumarium, Amaranthus graezicans, ont une préférence pour les polluants phytosanitaires, particulièrement les pesticides employés en agriculture.
Reynoutria japonica, Reynoutria sachalinensis, Reynoutria x-bohemica explosent et colonisent avec vigueur les sols pollués aux métaux lourds.
Brachypodium pinnatum, Rhinanthus sp, Festuca rubra poussent dans les sols complètement engorgés en matière organique carbonée et en carence totale en azote ou en matière organique animale.
De même les parcelles envahies par les Rosa sp, Rubus sp, Crataegus sp, Prunus spinosa, évoluent vers la colonisation arbustive et vers la forêt par enrichissement en carbone et carence en azote.
Avec un peu de rigueur et d'observation, que de problèmes auraient pu être détectés à temps grâce aux plantes et de catastrophes évitées.
Nous n'en sommes encore qu'au balbutiement de la compréhension des caractères bio-indicateurs des espèces végétales et il reste un travail énorme et passionnant à accomplir pour déterminer les conditions de levée de dormance des espèces européennes. Mais quel outil de travail et de prévention nous aurons à disposition à ce moment là. En attendant il faut utiliser, sans retard, les caractères bio-indicateurs que nous avons déjà car ils nous sont très utiles.
200 gr de chocolat noir, 150 gr de sucre, 150 gr de beurre, 20 gr pour beurrer le moule, 80 gr de farine, 3 œufs, 125 gr de pignon (si on veut), ½ cuillère à café de vanille en poudre ou un sachet de sucre vanillé.
Sortez le beurre du réfrigérateur et vous le laissez à température ambiante. On peut le mettre dans une casserole et en faire fondre un peu. On mélange le beurre liquide et le beurre encore solide avec une fourchette pour obtenir une pâte mollassonne. Il ne faut pas du beurre liquide !
Préchauffez le four à 180°C.
Cassez le chocolat et le faire fondre à feu doux.
Mettre le beurre dans une terrine.
Ajoutez le sucre et vous fouettez jusqu’à obtenir un mélange qui blanchisse.
Incorporez les œufs un par un sans cesser de le travailler, puis la farine et la vanille.
Versez enfin le chocolat fondu, éventuellement les pignons et travailler vivement.
Beurrez un moule rectangulaire (du style Téfal) peu haut de 20 à 26 cm de côté, y verser la pâte, vous lisserez le dessus en tapoter légèrement tout en répartissant la pâte dans le moule pour obtenir une surface lisse est brillante.
Glissez au four, laissez cuire 17 à 20 minutes.
Retirez tout de suite après la cuisson pour ne pas faire sécher le gâteau.
Laissez reposer et refroidir 5 à 10 minutes avant de découper sur une planche des carrés de 3 cm de côté.
