Sa passion pour les plantes lui a été transmise par sa grand-mère à qui il doit des petits plats à base de plantes sauvages, notamment de porcelle enracinée qu’elle appelait le "pissenlit batard".
Il garde en mémoire une de ses citations lorsqu’elle évoquait le cours des choses :
« N’io re de posa que ne tornò » (Il n’y a rien de passé qui ne revienne)
Cette citation pourrait s’appliquer au renouveau de la botanique ou du moins au regain d’intérêt que nos contemporains ont pour les plantes sauvages.
Originaire de la montagne Thiernoise, c’est un botaniste autodidacte qui connaît bien la flore d’Auvergne et notamment les comestibles et médicinales qu’il affectionne tout particulièrement.
De nombreuses sorties terrain dans diverses associations naturalistes et particulièrement le stage de botanique organisé par l’université Blaise Pascal, pour les futurs professeurs de biologie, à la station biologique de Besse lui ont permis de renforcer et augmenter ses acquis.
Il a animé, depuis une dizaine d’années, diverses sorties botaniques pour tous publics (des classes de CM1 aux classes de prépa agro.) pour plusieurs associations nature telles que Terres d’Oasis, Espaces et Recherches, la SMBLF, EDIACARA, le CPIE de Clermont Ferrand- Theix, ou le Parc des Volcans d’Auvergne...
Il a été amené à réaliser des inventaires de plantes patrimoniales sur la rivière Allier pour la LPO dans le cadre du programme Loire Nature.
Il a eu l’occasion de s’investir dans des activités de recherche et de laboratoire, centre de biophysique -analyses de plantes par cristallisations sensibles-,pour l’ENITA, l’INRA (il a une formation de technicien de laboratoire et est titulaire du DELAM en 1993).
Il vient de terminer en juillet 2005 une formation de naturopathe au Collège de Naturopathie Rénovée de Rochefort sur Mer où il donnait en échange, des cours de botanique aux élèves pendant 3ans.
« L’Auvergne est surtout connue pour sa richesse géologique mais de cette géologie a émergé une aussi grande richesse floristique et pourtant, celle-ci est le parent pauvre des séjours de classe verte notamment ou des destinations touristiques habituelles, ce qui est bien dommage pour tout le monde .
Je propose des journées et des séjours plus longs sur la découverte, la cueillette et la cuisine des plantes sauvages comestibles et également la préparation de remèdes simples à partir des médicinales; après cela les gens n’ont pas la même vision des plantes, ils les regardent différemment, ils les respectent et ne cherchent plus à les détruire gratuitement… »
Il souhaite à travers le projet « Jardin en Herbes», communiquer l’intérêt qu’il porte aux plantes sauvages auprès du grand public et leur faire connaître toute la richesse dont ils disposent dans leur environnement proche.