D'après le dictionnaire, la science est la connaissance relative à des phénomènes obéissant à des lois et vérifiés par des méthodes expérimentales. En d’autres mots, lorsqu’un phénomène est observé, le scientifique ne se demande pas pourquoi ce phénomène a lieu, mais comment il s'explique.
La démarche scientifique est rigoureuse et elle comprend plusieurs étapes incontournables : l'observation, l'expérimentation, l’établissement de lois (validation des résultats).
Le travail scientifique a pour vocations principales la recherche fondamentale (approfondir les connaissances dans un domaine particulier) et la recherche appliquée (trouver des réponses à un problème en vu d’applications ultérieures)
Le jardin botanique a d’abord été jardin de plantes médicinales.
Il s’agit des jardins de monastères dont les premières réalisations apparaissent à la Renaissance en liaison avec l’enseignement universitaire de la médecine : dès le milieu du 16e siècle en Italie, puis en Hollande, en Allemagne, en France à Montpellier en 1598, et à Paris en 1635.
A la fin du 17e et au 18e siècle, sans oublier ses liens avec l’agriculture et la médecine, le savoir botanique s’émancipe. La découverte de l’Amérique, les voyages en Orient, les entreprises coloniales, puis les grandes expéditions autour du monde augmentent sans cesse le nombre d’espèces connues des savants européens.
Rapportées de multiples lieux, les plantes d’un jardin botanique n’y sont pas entassées sans ordre, selon le seul critère esthétique. La curiosité et la fascination de l’homme pour la diversité qui l’entoure, l’ont amené à observer, collecter, décrire et classer les éléments.
Parmi
le
grand nombre de scientifiques ayant étudié les plantes, les travaux de
G-L
Leclerc de Buffon (1707-1788) et Carl Von Linné (1707-1778) ont été à l’origine de la
nomination et de la classification dite
« traditionnelle » des êtres
vivants par catégories hiérarchisées.
Carl Von Linné a également établi la nomination actuelle (système binomial) des espèces.
Les travaux de A-P de Candolle (1778-1841) ont été des éléments précurseurs de la classification phylogénétique établie par W. Hennig (1913-1976). Elle illustre les principes d’évolution et de sélection naturelle. D’autre part elle offre une vision des êtres vivants qui n'attribue pas de prééminence à certains sur certains autres.
Plus récemment encore la classification APG (1998) et APG II (2005) traduit, chez les Angiospermes, les efforts faits pour que le système de classification des êtres vivants reflète au plus près la « réalité historique » des liens de parenté (phylogénie). Cette classification repose sur de récents résultats, basés notamment sur des techniques de biologie moléculaire.
Pour avoir plus d’informations, on peut citer l’ouvrage de R-E SPICHIGER docteur en sciences et actuellement directeur et conservateur du jardin botanique de Genève « botanique systématique des plantes à fleurs ».
Ainsi, les sciences, par l’acquisition de nouvelles connaissances, ont toujours eu une implication importante dans les jardins botaniques.
«
C’est
par des expériences fines,
raisonnées et suivies, que l'on
force la nature à
découvrir son secret ;
toutes les autres méthodes n’ont jamais réussi... Les recueils
d’expériences et
d’observations sont donc les seuls livres qui puissent augmenter nos
connaissances. »
Il était presque naturel de réserver un espace dans le jardin botanique où on pouvait observer de très près les espèces que l'on voulait étudier. Après avoir longuement observé le terrain nous avons decider de réserver une tranche perpendiculaire à la vallée et d'obtenir ainsi plusieurs milieux.
Au-delà de l’histoire des jardins botaniques et aujourd’hui plus que jamais, la science y a toute sa place. Le jardin botanique est une institution à vocation scientifique destinée à faire découvrir à tous les publics le monde des plantes, la diversité, la nature, la gestion durable des ressources naturelles. De la simple promenade à la recherche scientifique, c’est un musée vivant où l’on vient chercher de l’information sur le monde des plantes.
Le jardin botanique a un rôle de conservation des espèces végétales. La gestion de collection de végétaux se fait de façon rigoureuse, selon une politique de gestion des collections et suivant un système d'inventaire informatisé. Ceci permet de suivre l'évolution et l'historique de chaque spécimen au sein du jardin botanique.
Il a également une mission d’expertise et d’étude de gestion des milieux naturels. On y identifie des plantes, donne des conseils de culture ou encore des informations à la lecture d’un paysage végétal.
L’association participe également au projet scientifique et pédagogique Phénoclim qui a débuté à l’Automne 2004. Il s’agit de compléter une base de données pour suivre l’impact du réchauffement climatique sur la végétation.Dans un premier temps, pour montrer qu’il y a un lien entre les sciences et le jardin botanique. D’autre part, pour y consacrer des travaux de recherche précis. Ainsi les plantes rassemblées dans cette partie du jardin botanique servent de matériel vivant d'observation et d'étude.
Les thèmes de recherche concernent soit le développement des plantes et leur physiologie, soit des problématiques liées à l'aménagement ou l'écologie.
Pour la pérennité des jardins botaniques, la recherche et la diffusion des connaissances doivent en être des missions.
Une commission technique et scientifique se réunit une fois par mois et propose les travaux dans le cadre de l'association Jardin en Herbes.
Les démarches scientifiques et les résultats sont validés par un conseil scientifique composé de personnalités scientifiques .
Les études menées dans l'espace scientifique portent sur des espèces végétales d’Auvergne ayant une vertue connue ou suspectée. D’autres espèces échangées avec le jardin botanique de la Gacilly (Yves-Rocher) seront également présentes.
Nous avons souhaité que ce jardin est un côté esthétique. La majorité des espèces faisant l’objet des études scientifiques sont présentées dans un damier sur la prairie en haut de l'espace scientifique. Ce damier est constitué de plusieurs carrés de monoculture de 140 cm de côté.
La présentation des espèces est amené à évoluer.
D’autres espèces sont présentées par milieu naturel.
Il est destiné à toux ceux qui se posent des questions amateur ou non, étudiant ou professionnel désirant participer à une étude scientifique.
Si vous souhaitez mieux connaître les activités qui y sont menées et participer à notre action contacter l’association et devenez membre actif. Les liens sont ci-dessous