

Depuis 2006, Jardin en Herbes entretient des contacts avec une ferme en Afrique de l'ouest, au Togo. Nous développons avec cette ferme une collaboration.

Une partie de l'équipe sous un Baobab (Adansonia digitata L.1753)
La ferme se situe dans une région maritime du Togo, à Kpetowui
dans le canton de Badja
(Préfecture de l'Avé). Elle s'étend sur un territoire de 32 hectares.
Elle
est représentée par son président Monsieur Zinsou D. Hounake
qui œuvre pour la formation et la promotion des jeunes ruraux en
agro pastoral.
Il souhaite avec son équipe nous demander des conseils et avoir une
aide morale pour mieux faire leur travail.
La ferme est organisée et gérée comme l'est notre association. Elle
possède donc des statuts régissant son fonctionnement. C'est en quelque
sorte une ferme collective où toutes les décisions sont prises pour
l'intérêt commun.
Nos contacts, désormais réguliers, se font par courriels. Si tout nous semble facile et aisé pour correspondre chez nous avec cet outil informatique, là bas au Togo, nos écrits sont lus dans des cyber cafés.
Les responsables de la ferme, sont conscients que le
développement local
socio-économique et agricole n'a pas su prendre en compte les intérêts
des communautés de base.
Conscients également, que, malgré les différents efforts menés par les pouvoirs publics aux travers de plans quinquennaux et de divers programmes de développement et d'ajustement, l'homme, acteur principal du développement a été toujours oublié.
La ferme qui se veut aussi et surtout un lieu de formation, d'information et d'échanges d'expérience, se fixe pour buts de réduire la famine en Afrique, et d'éviter l'exode rural des jeunes africains vers d'autres pays.
Lieu où la production agricole est considérée comme la priorité des priorités la ferme se veut un secteur de promotion et de développement afin de protéger le pouvoir d'achat des populations contre la flambée du prix des denrées alimentaires.
Pour ce faire, la ferme s'est fixée les objectifs principaux suivants :
L’augmentation du nombre d’adhérents est une priorité
Demander un effort aux adhérents pour faire adhérer leurs connaissances.
La ferme affirme sa détermination à coopérer dans la paix,
l'amitié et la solidarité avec toutes les organisations et structures
sociales ayant les mêmes visions du développement.
Nous décidons de partager ces idéaux au sein de la Ferme pour la
Formation et la Promotion de Jeunes Ruraux en Agro-pastorale (FFPJR).
Développement des cultures de la ferme :
Pour le moment, la Ferme ne pratique pas encore de grande culture, elle
produit un peu de Maïs, et de manioc (Manihot esculeuta).
Elle prévoie de faire de grandes cultures de toutes sortes de céréales
après réception de financements.

La production animale est considérée par les responsables de
la ferme comme primordiale.
Elle se veut un secteur de développement afin d'accroître la production
animale et de protéger le pouvoir d'achat contre la flambée du prix des
animaux.
Le secteur "élevage d'animaux" permet d'avoir sur la ferme la
production : de porcs, de poules, d'agoutis etc.
En Afrique de l'ouest on dénomme agouti le Grand Aulacode (Thryonomys
swinderianus), sorte de gros rongeur de la famille des Thryonomyidae.
Ce dernier est consommé par la population, servi avec de la sauce
claire, de la sauce graine ou bien sous forme de kedjénou.
Mais ces élevages ne sont pas développés comme la ferme le
souhaiterait.
Pour atteindre progressivement et convenablement les objectifs qu'elle
s'est fixée, la ferme aimerait élever les animaux suivants :
Au Togo, la ferme et ses dirigeants sont sensibles aux
problèmes environnementaux de notre planète.
Ils ont un projet d'explication et de sensibilisation des populations
sur les changements climatiques : le réchauffement de la planète,
l'augmentation sensible des températures, la monté des eaux et la
pollution par le sel qui rendra l'eau des puits saumâtre.
Certains qu'il est nécessaire de réagir la ferme compte mettre en place
une campagne de sensibilisation des populations villageoises par des
conférences.
La ferme compte entreprendre des initiatives environnementales et
humanitaires que les villageois aimeraient réaliser. En outre, elle
souhaite entreprendre la restauration et la protection des aires
aménagées dans le cadre d'une politique de reboisement par des tecks.
Les attentes formulées par nos amis togolais, seraient que
Jardin en Herbes au travers de ses membres apporte un soutien moral
grâce à des échanges internationaux
pour leur permettre d'évoluer dans leur travail tout
en respectant de la nature.
En collaborant, nous aimerions participer ainsi à leurs efforts pour
contenir l'exode rural
de leurs jeunes vers les grandes villes ou vers les autres pays.
Sans que l'on se connaisse vraiment, déjà de nombreux points
communs
unissent nos deux structures, notamment dans une philosophie de
sensibilisation à l'environnement (Projet environnement de la ferme).
Car chacun d'entre nous, au Togo comme ici en Auvergne, sait qu'il ne
sera pas permis à l'homme de subsister à long terme s'il ne prend pas
en compte et s'il ne protège pas l'environnement dans lequel il vit.
Aujourd'hui, nous réfléchissons à un projet qui consisterait à apporter une aide technique en matière de flore sauvage ; nous aimerions amener les jeunes à reconnaître les plantes sauvages et à recenser les coutumes utilisant les plantes sauvages. Si le sujet semble difficile, car personne à la ferme ne possède les compétences pour l'identification, nous constatons avec plaisir une volonté très affirmée de constituer une réserve pour les plantes sauvages locales.
Rameau de Manioc